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Geneviève Turcotte
Le
«fabuleux destin» ...
Geneviève
Turcotte est réalisatrice. Elle aime «Le goût des autres»
du tandem Jaoui-Bacri, les scénarios drôles et psychanalytiques
de Woody Allen, les comédies musicales et puis tant d'autres
Elle aime le septième art et tous les arts, elle joue même
de la flûte traversière.
Geneviève ne pouvait échapper à un destin d'artiste,
tout au moins à celui de musicienne. Elle est née dans un
big band. Une arrivée en fanfare dans une famille de mélomanes.
Et oui, chez les Turcotte, ils sont tous musiciens. Geneviève deviendra
aussi ballerine.
Cinéma,
cinéma
En tout cas, cette fort jolie jeune femme donne le goût de causer,
même dans
un endroit aussi transcendant que la cafétéria de Télé-Québec.
J'en oubliais de manger mon sandwich. Elle parle facilement de tout, de
la profession, de la vie, des enfants et surtout de cinéma. Alors
là, elle s'allume. Faut dire qu'elle bosse pour Le Septième.
Ils sont vraiment tous passionnés dans cette équipe! Pour
ceux qui ne le sauraient toujours pas, Le Septième c'est
le magazine sur le cinéma de Télé-Québec.
L'émission entame sa deuxième saison avec quatre nominations
aux prix Gémeaux 2001. Que dire de plus!
Pour Geneviève, Le Septième est un retour à
l'univers artistique. De grandes et belles retrouvailles. Mais qu'a-t-elle
donc fait depuis le jour où elle a quitté le tutu jusqu'à
ce poste de réalisatrice? Pour le savoir, lisez la suite.
Ciné-club
Geneviève a dix-huit ans. Fini le ballet moderne. Depuis trois
ans, elle donnait des cours aux petits rats dans les écoles. Elle
avait même abandonné, un an trop tôt, ses études
au Cégep pour devenir danseuse professionnelle. Mais quelle désillusion!
Elle étouffe! Le milieu de la danse est vraiment trop fermé,
il manque d'horizon
Elle retourne vite étudier à Édouard-Montpetit
et retrouve, élément important pour la suite de son destin,
son poste de superviseur bénévole du ciné-club de
l'école. Elle vibre déjà fort pour le cinéma
et pas n'importe lequel, celui de répertoire. Le chemin est tracé,
elle entre en Communications à l'UQAM.
Au début, elle assure des piges pour différents magazines
québécois. Et, en 1988, c'est à Radio-Québec
qu'elle décroche sa première job de recherchiste-journaliste
pour le petit écran. À L'indice plus, précisément.
Émission présentée à l'époque par le
non moins jeune Stéphane Bureau. L'expérience dure deux
ans et la conduit tout droit à une grande aventure
Vues
sur le monde
De l'horizon et des voyages sur plusieurs continents
avec huit années
de déplacements journalistiques pour le Match de la vie
aux côtés de Claude Charron. Les deux dernières années,
on lui confie la réalisation de reportages.
Un saut qui ne l'a pas vraiment effrayé. Au match de la vie, on
apprend à tout faire sur le tas et surtout à devenir très
débrouillard. Après ce seront trois années de documentaires
pour Pixcom. Une saison à Jeux de Société
avec Johanne Prince et deux autres à réaliser une série
de qualité: Histoires de trains. Et voilà, Geneviève
n'a donc pas chômé depuis son retour à Télé-Québec.
Avec Le Septième, elle retrippe avec le cinéma comme
au temps où elle sélectionnait des films de répertoire
pour le ciné-club.
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