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.... fait de sa vie son cinéma ....................... un texte d' Yseult Picard Le réalisateur et critique de cinéma Georges Privet ne se souvient pas dune époque où il ne intéressait pas au 7è art: «Je devais avoir 8 ans quand jai vu 2001 LOdyssée de lespace. Depuis ce temps là, je me suis toujours demandé comment des images qui avaient lair si vraies pouvait être si fausses.» Son passage du statut de critique (Voir, Elle Québec, 24 Images, TV Hebdo) à celui de chroniqueur, recherchiste et maintenant journaliste-réalisateur à lémission Le Septième sest fait tout en douceur : «Pour moi être critique de cinéma, cest un moyen de partager ma passion du cinéma. Devenir réalisateur, cest apprendre à jouer avec les images et savoir communiquer avec elles pour partager cette même passion, celle de raconter des histoires.» Après avoir passé deux années à travailler au Septième comme journaliste, chroniqueur et recherchiste et une troisième année comme réalisateur aux côtés du réalisateur-coordonateur Martin Roy, voilà que son successeur Éric Blouin est enchanté de voir Georges réaliser ses propres reportages : «Avant dêtre réalisateur, Georges était comme Obélix qui ne peut pas boire de potion magique, maintenant quil peut le faire il se gâte. Cest quelquun qui a vraiment beaucoup de talent, on est vraiment content de travailler avec lui.» Comme tous les véritables cinéphiles, Georges a ses obsessions cinématographiques, ses thèmes favoris, ses époques aussi, et cest à partir de ses connaissances et de ses observations quil prend plaisir à créer ses topos.
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«Jaime faire des
choses que jaimerais voir. Je ne réinventerai pas la roue,
mais on a une liberté au Septième, ce qui est très
rare à la télévision québécoise. Chacun
de mes reportages est construit comme un univers en soi, avec son style
propre. Ce que jaime le plus en fait, ce sont les moments de découvertes
pendant la recherche, ceux qui mamènent dans une direction
à laquelle je naurais pas pensé.» Georges nest
pourtant pas très familier avec le médium de la télévision,
mais il apprend depuis quatre ans à cerner ses limites et à
les dépasser. Le coeur a son métier Il dira que pour partager
sa passion, il est nécessaire dêtre passionné
et on na quà lécouter pour le croire sur
parole : «Je suis toujours ici à Télé-Québec,
je ne compte pas mes heures et je travaille toujours jusquà
la dernière minute. Quand je choisis 30 extraits de films, ça
veut dire que jen ai vu au moins 100, cest comme ça
pour tout», dit celui qui visionne plus de 12 films par semaine,
sans compter toutes les images quil tourne et avec lesquelles il
« vit » jusquau montage et ensuite la diffusion,
lultime moment de lâcher prise.
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