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par Béatrice Raimbault
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LES PETITS PARADIS DU GRAND ROBERT
Robert Desrosiers, jeune diplômé des Arts Appliqués, veut démarrer sa carrière de publicitaire et frappe aux portes de Radio-Canada. Il pose sa candidature pour le secteur graphique mais se retrouve aux films. Pendant sept ans, il fait du montage. Avec Paul Blouin et Jean-Paul Fugère, il apprend beaucoup. «On m'a même considéré comme un des grands monteurs de Radio-Canada» À son arrivée dans un Radio-Québec embryonnaire, il se voit confier le secteur des diaporamas. «À l'époque, il n'y avait que ça et Les Oraliens». Objectif fort réussi d'ailleurs: on le couronne «le roi de la slide». Ces diaporamas ont beaucoup plu. L'équipe s'est même rendue jusqu'à Chicago pour recevoir un prix. Il y aurait dans les archives un petit film bien rigolo sur ce voyage. Imaginez la suite des événements… "Une vie heureuse…heureuse" Une saine dynamique régnait dans les bureaux du nouveau réseau. «Il y avait des courants de pensées quotidiens». On s'engageait dans de grandes luttes quant à la forme des émissions. Les créateurs revendiquaient la liberté d'exercer leur métier. Robert Desrosiers avoue que son passage à Télé-Québec, qui a duré plus de 25 ans, fut une aventure extraordinaire. Celle d'un homme exigeant qui en a toujours fait à sa tête. «Je n'ai jamais voulu mangé de dessert que je n'aimais pas!» Et, fait important, il a toujours choisi et signé ses œuvres, que ce soient des portraits d'artistes, des dramatiques, ses fameuses vignettes sur les peintres ou le télé -théâtre; vous rappelez-vous Marcel poursuivi par les chiens, d'après l'œuvre de Michel Tremblay ? Un bon moment de télé, tout de même ! Aussi, passez par la cinémathèque pour visionner deux films surréalistes de son crû. Le premier, entièrement payé de sa poche, a pour nom Tant que s'illuminera l'animal stratifié. Le second, Une vie heureuse…heureuse, avait été tourné à ses débuts à Radio-Canada : un titre qui pourrait bien convenir au film de sa vie. Et maintenant… Le grand Robert a
quitté Télé-Québec en 1995. Il s'éclate toujours. Il partage son temps
entre ville et île, entre création
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