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Réalisons que ... |
numéro
44..
mars 2004.. |
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CATHERINE HÉBERT |
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«Il faut que le personnage que je choisis ait le temps de comprendre
où je veux aller, ce que je veux faire. Sinon on manque de temps
pour établir un climat de confiance nécessaire pour créer
quelque chose d'authentique. Aussi, j'essaie de m'attarder à des
causes moins tendances ou encore déjà abondamment
traitées comme celles de la mondialisation ou de la malbouffe.»
... La journaliste a aussi travaillé comme recherchiste et assistante-réalisatrice sur le documentaire de Raymonde Provencher, War Babies, présenté le 25 janvier dernier sur les ondes de Télé-Québec. ... Catherine s'estime également privilégiée de travailler pour une émission comme Points chauds : «Je réalise mes reportages dans une grande liberté tout en profitant de la ligne éditoriale élaborée par l'équipe.» D'un autre côté, son statut de pigiste lui permet d'envisager les projets les uns après les autres, elle prépare déjà un nouveau documentaire qu'elle décrit timidement comme «un Jésus de Montréal en vrai». ... Et la jeune journaliste ne se décourage surtout pas devant les stéréotypes qui collent aux documentaristes, comme ceux du manque de moyens financiers et du cercle de diffusion restreint. Optimiste et audacieuse, elle évoque l'argument de toujours trouver un moyen de parler de ce qui l'intéresse, en utilisant s'il le faut une autre voie que le documentaire. ... Et
si l'on prenait le temps d'aller vers les gens en sa compagnie, sa route
nous conduirait au bout du monde, là où elle aime trouver
les personnes qui l'entraînent vers l'exploration et la découverte,
sources de sujets inédits et garantes d'une originalité
et d'un propos singulier, ceux de Catherine Hébert.
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