Jean-Marc Duchesne

Courriel

«Mon métier, je le pratique avec passion, que ce soit une publicité de 15 secondes, un long métrage ou l'image d'un magazine comme Consommaction: ça part toujours du rêve»


Jean-Marc et sa fille Sarah


2003-2004-2005

JMD se joint à l'équipe de
Points chauds

Depuis mai 2003,
Jean-Marc occupe le poste de
secrétaire-trésorier de l'Association

Site personnel de JMD

Productions 2006-2007

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UN AMÉRICAIN À TÉLÉ-QUÉBEC

Bien québécois le nom de Duchesne, me direz-vous. Mais appelez-le JMD. Grand, brun, barbe de quelques jours et lunettes hexagonales, il s'habille toujours de jean's et d'éclats de rires. Et ce petit accent américain... charmant. Sa vie est un roman. Un drôle de scénario mi-Falardeau, mi-Coppola. JMD est l'un des réalisateurs des 400 coûts. Et Les Réalisations JMD inc, c'est le nom de sa maison de production. Une boîte qui produit des documentaires, des corporatifs et un grand nombre de publicités. Si vous lisez ce papier jusqu'à la dernière ligne, vous aurez envie de le rencontrer. Et ceux qui le croisent dans les couloirs ne le verront plus de la même façon. Alors, prêts pour l'aventure ?

Las Vegas

Commençons par l'aventure de ses parents, deux Québécois. Papa est second au concours Monsieur Canada en 1963. Maman est reine de beauté. Barbie et Ken, comme les surnomme avec affection JMD, décident d'aller faire fortune aux Etats-Unis. Pendant que Monsieur Muscle sert des cocktails dans les casinos de Las Vegas, Miss Duchesne met au monde, le 11 novembre 1964, un joli et costaud bébé baptisé Jean-Marc. On frise le Elvis Gratton ! Mais la vie à Las Vegas n'est pas de tout repos. Avez-vous vu Casino de Coppola ? Si oui, vous avez un aperçu des vertes années de JMD. Malgré tout, c'est un enfant bien brillant et rêveur qui a poussé dans la cité du jeu. À l'âge de 11 ans, il quitte avec sa mère le Nevada et découvre la terre de ses aïeux. Il continue sa scolarité au Québec et s'identifie à la culture québécoise. Par contre, il choisit le soleil de Californie pour faire des études universitaires, et pas dans n'importe quel établissement. Il entre à l'UCLA en études cinématographiques.

Au Royaume de Mickey

Son premier job, il l'a eu en tapant du poing. JMD avait envoyé 104 CV à tous les présidents de grands studios californiens. Jeffrey Katzenberg, big boss de Walt Disney Studios le convoque. «Franchement t'as du nerf pour m'envoyer ton CV toi!». Katzenberg ne lui offre pas de travail mais lui promet une belle carrière. «Mais, aidez-moi donc!» lance JMD en cognant sur le bureau. Le lendemain, il est référé. C'est le début d'une carrière d'assistant producteur à Hollywood Pictures, une division des Studios Walt Disney. Pendant deux ans, il est assis sur des lieux de tournage dans le confort d'une chaise pliante noire, son nom imprimé sur le dossier. Mais, au cours d'un petit séjour à Montréal, TQS l'attrape. Et c'est plusieurs années de réalisation au département publicitaire et de programmation de TQS. Depuis 1998, il travaille avec passion pour Télé-Québec.

Les 400 Coûts

J'ai visionné Le vent du succès, un corporatif qu'il a tourné pour présenter la programmation 1999 de Télé-Québec. Un document qui respire le talent. Madame Langelier, rédactrice en chef avec qui il a travaillé deux ans pour Les Règles du jeu, dit de JMD : «C'est un bon réalisateur, il aime rendre le propos le plus intéressant possible par l'image. Il a le souci de la création sans sacrifier le contenu...» Cette année, JMD s'occupe des reportages extérieurs pour Les 400 Coûts, nouvelle émission quotidienne sur la consommation. Chaque soir, l'animateur Stéphane Garneau se retrouve mener une joyeuse équipe de chroniqueurs avec Marcia Pilote en Miss aubaine, le bizarroïde Stéphane Roy en inspecteur gadget, le farceur Denis Gagné en monsieur bricole et le gastronome Frédérique Blaise en monsieur BCBG. Une émission sympa.

Pour résumer, JMD est un réalisateur doté de l'engagement culturel et de la simplicité des Québécois avec l'énergie, le sens du dépassement et la fierté des gens «Born in the USA».


Par Béatrice Raimbault, paru dans le numéro 36 de Réalisons que..., 10 avril 2001.

braimbault@hotmail.com http://site.voila.fr/raimbault