Marc Bergeron

Son courriel

À Télé-Québec

 

2001-2002
Marc travaille pour
1045, rue des Parlementaires.
Il a donc déménagé ses pénates à Québec...

La petite semeuse

 

2004-2005

Après le 1045, Marc Bergeron réalisera
des reportages pour le nouveau
magazine Méchant contraste !

 

2006-2007

Élu à l'exécutif de l'Association en tant que conseiller pigistes, Marc continue à réaliser de beaux
reportages pour Méchant contraste !

 

Retour à l'accueil

Méchant Contraste

 

 

Les couleurs de l'Abitibi ou s'accrocher à ses rêves

Marc Bergeron est un réalisateur qui aime son coin et son métier. Il a tourné une foule de documentaires sur sa région. Marc est né à Val d'Or. Mais il a grandi dans le «Saint-Henri» de Noranda, un quartier pauvre de la ville. Adolescent, il arrête tôt les études, au secondaire V. C'était loin d'être un décrocheur. C'est plutôt un gars bien déterminé. Il voulait étudier en Réalisation Cinématographique. Et il a attendu trois années avant que Le Collège Algonquin d'Ottawa accepte sa candidature. Pendant l'attente, qui peut paraître bien longue, l'ado sage et volontaire n'a pas chômé. D'un côté, il se débrouillait grâce à des boulots de commis à la Poste ou à la SAQ. Et de l'autre, il s'éclatait dans les arts. «À Noranda, il y avait un milieu culturel dynamique». Dans son quartier, un local communautaire accueillait une multitude de jeunes. «C'était une fourmilière de gens qui avaient des idées et qui développaient leurs talents artistiques (…) Photo, sculpture, peinture, petits films super huit… On essayait tout et ça permettait aux p'tits culs du quartier de s'accrocher à leurs rêves».

La vie des Cris

Marc Bergeron décroche son diplôme en 75. De retour à Val d'Or, il fait ses débuts en tant qu'éclairagiste et cameraman pour Bisirak, un film pour enfants de 10 minutes vendu à Radio-Canada. Fin des années 70, c'est l'arrivée du vidéo dans le monde télévisuel. Marc veut impérativement connaître les nouvelles techniques. Alors il crée, en 1979, sa propre maison de productions: Cym-Vidéo Enr. Pendant trois ans, il réalise des publicités et documents promotionnels pour des organismes publics ou des commerçants. Début des années 80, Radio-Québec s'ouvre à la régionalisation. Marc Bergeron participe en tant que cameraman ou monteur aux productions et co-productions de la télé éducative en Abitibi. De nombreux documentaires vont dévoiler la vie dans cette région. Marc a filmé pendant deux ans et demi la vie des Cris «une société bien organisée». Il travaillait pour James Bay Cree Communication Society. Le producteur était lui-même Cri. 

En 83 et 84, c'est une période de tournages en dehors de la région et aussi du pays. Un moyen métrage pour les Productions du Regard. Voyages au cœur des ondes l'amène à visiter le Monde: pays d'Europe, Mali, grand nord Canadien; c’est toujours le même film qui l’a amené en Californie.

TQS voit le jour en 87. Le nouveau réseau offre une place de réalisateur permanent pour les actualités en Abitibi. Marc Bergeron réalisera le bulletin de nouvelles régionales pendant cinq ans, ainsi que quatre ans de télévision commerciale. Une belle expérience du direct et de la réalisation. Mais aussi, une permanence pour élever son jeune fils.

Retour à Télé-Québec

«Je suis de retour dans la jungle du pigisme». En 95, Marc retrouve Télé-Québec. «Dans ce réseau, le travail est valorisant». On lui confie des reportages régionaux pour Québec plein écran. Actuellement, il travaille pour Attendez que je vous raconte… et Les choix de Sophie. Maintenant, son fils a vingt ans. Et Marc ne se lasse pas d'admirer les couleurs des longs couchers de soleil de l'Abitibi.


Par Béatrice Raimbault, paru dans le numéro 26 de Réalisons que..., 20 août 2000.
braimbault@hotmail.com http://site.voila.fr/raimbault