.RÉALISONS QUE ...
numéro 48
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novembre 2005

La bonne étoile de
JOSÉE LABRIE

par. Yseult Picard

Il y a maintenant plusieurs années que Josée Labrie, réalisatrice à Télé-Québec, a quitté sa ville natale de Baie-Comeau, mais ses joues roses trahissent son amour persistant pour le grand air et derrière ses yeux bleus défilent encore la mer et les grands espaces. C'est la preuve qu'elle est loin de s'être éloigné de sa nature : douce, curieuse et fonceuse, il n'en faut pas beaucoup pour avoir le goût d'embarquer avec elle, caméra à la main, pour découvrir les facettes de notre société.


Depuis sa toute première collaboration aux Choix de Sophie en 2000, elle apprécie tout le chemin parcouru avec Télé-Québec. Ses expériences à Radio-Canada et au Réseau de l'Information comme journaliste et rédactrice lui permettent d'apprécier le contexte idéal que lui a offert la télévision publique québécoise «pour commencer à explorer la réalisation».

Toute jeune, Josée entame son exploration artistique en suivant une formation en musique classique, puis, elle développe une passion pour la photo et la littérature, deux domaines dans lesquels elle fait des études avant de faire ses débuts comme journaliste à la radio à Sept-Îles.

Son arrivée, en plein cœur du centre de l'information de Radio-Canada, à Montréal en 1998, la plonge dans le rythme effréné de la salle des nouvelles : «Je comparerais ça à un sport extrême. C'est un vrai coup d'adrénaline, l'ambiance était extraordinaire, mais les sacrifices sur la qualité de vie sont trop grands». Sa rencontre avec Lynn Phaneuf, réalisatrice-coordonatrice des Choix de Sophie lui aura donné l'occasion d'emprunter un autre chemin.

C'est ainsi qu'elle enchaîne ses collaborations aux émissions Les choix de Sophie, Attendez que je vous raconte, Le vrai monde, Le Septième, Des nouvelles de Dieu et Méchant contraste, qui lui ont toutes donné la latitude pour mettre son sens créatif à profit. «J'aborde chaque topo comme des pièces uniques, ça me permet de me renouveler à chaque fois», explique la réalisatrice maintenant attitrée au bureau de Sherbrooke en Estrie pour Méchant contraste. Josée n'a toutefois pas cessé de faire de nombreux déplacements entre Québec et Montréal pour ses tournages.

Fine observatrice, elle aime bien se rendre dans un endroit bondé pour sentir les gens vivre autour d'elle. Pour Josée c'est toujours l'aspect humain qui prime et les gens avec qui elle travaille sont les premiers à profiter de la qualité de sa présence. Bref, il ne faudrait pas qu'elle se retrouve du jour au lendemain enfermée dans un bureau, car cette nomade dans l'âme trouve dans la réalisation l'équilibre parfait de ses intérêts : le récit, la photo et la musique, sans compter toutes les rencontres et les moments magiques.

Et puisque les opportunités professionnelles se sont toujours présentées à elle de manière presque providentielle, il n'y a pas de raison que sa bonne étoile cesse de veiller sur elle. Peut-être même qu'un de ses voeux, comme celui de signer un film de fiction, se réalisera ! On ne lui souhaite rien de moins.

-30-


Note : En 2001, Josée Labrie a reçu le mandat de réaliser six documents vidéo
soulignant le 50è anniversaire du Centre d'Arts d'Orford

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