35è Anniversaire de Radio/Télé-Québec..... Réalisons que... Décembre 2003

GAËTAN.LAVOIE

Pendant le tournage des Temps de Marcel Dubé, août 2003
Faiseur de rêve

un texte de Catherine Genest

L'AUTRE TÉLÉVISION
Le ciel s'étire de tout son bleu alors que l'amoureux des avions de jadis imagine l'envol. Nous sommes dans la maison de Télé-Québec : une fabrique de traitement d'âmes où les faiseurs de rêves et de liberté sont essentiels. Le vent glisse entre les murs des mots qui hantent. Depuis l'aube, Gaëtan Lavoie est à son bureau où le travail et la vie s'entrelacent comme deux complices jaloux l'un de l'autre. Un joyeux désordre; des photos et plein de papiers parfaitement éparpillés. Des textes accrochés aux murs, dont l'un raconte «Je ne sais pas où j'habite ?» Puis un autre trouvé dans l'œuvre de Marcel Dubé : «Dieu n'est qu'un commis voyageur qui n'offre que des produits périssables !» Et des affiches. Des personnages inventés pendant les trois dernières décennies et d'autres en gestation qui se cherchent une place dans la pièce. Le temps, envoûté par un air de Haendel, s'est transformé en un éternel présent. Le faiseur de rêves et de liberté s'invente une façon de faire de la télé. Celle qui va à la rencontre de l'autre : de soi. «Je suis incapable de faire les choses correctement. Je fais tout à l'envers et souvent ça marche. Et, je ne sais pas toujours pourquoi… puis j'oublie et je passe à autre chose !».

Depuis son arrivée à Radio-Québec en 1976, Gaëtan Lavoie incarne une qualité fondamentale de Télé-Québec : la créativité et l'intelligence au service du public. Tout au long de sa carrière, c'est cette rencontre avec l'Autre, le téléspectateur, que Gaëtan cherchera à provoquer. Que l'on pense à la célèbre autopromotion qu'il a produit : L'Autre télévision où Véronique Béliveau chantait, notamment, cette phrase qu'il a écrite : «Je veux rencontrer le monde». Des vidéo clips avant l'ère du vidéo clip réalisés avec brio par les Pierre Savard et Michel Poulette… Cette publicité, toute en émotion et en fantaisie, innovatrice pour l'époque, a marqué notre imaginaire tout comme l'ensemble des productions sur lesquelles Gaëtan a travaillé.

UN ÊTRE MULTIPLE AUX MULTIPLES TALENTS
Ce qui frappe également quand vous entrez dans le bureau de Gaëtan c'est non seulement l'atmosphère de recueillement qui s'en dégage, mais aussi la présence inusitée d'un vieux divan acheté dans une binerie pour 15$. On imagine tous les réalisateurs qui s'y sont succédés : les Robert Desrosiers, Patricio Henriquez, Pierre Duceppe, Michel Poulette, Simon Girard, Martin Roy, etc... et qui, en compagnie de Gaëtan, se sont passionnés à réinventer leur monde et, à leur manière, la télévision d'ici. Une télévision qui, pour Gaëtan, «est à son meilleur quand elle est utile». À cet égard, vous remarquerez que l'ensemble des émissions sur lesquelles Gaëtan a travaillé témoigne de cette exigence. Des émissions qui allient l'utile à l'agréable puisqu'elles sont également investies d'une dose considérable d'imagination et d'innovation : attention au risque élevé de dépendance ! Sont passés dans l'espace de Gaëtan, Roger Lemelin, Janette Bertrand, Serge Chapleau, Marcel Dubé, Anne-Marie Dussault, Dianes Jules, Michel Viens, et les supers équipes de Téléservice.

 
  Gaëtan et Anne-Marie Dussault Janette Bertrand et Diane Jules Gaëtan, Marcel Dubé, Béatrice Raimbault



L'équipe de Téléservice
En tant que producteur, réalisateur et créateur, Gaëtan est associé à des émissions phares de Télé-Québec. Il a été producteur de La minute et quart à Gérard D. Laflaque. Producteur et créateur, avec le réalisateur André Breton, de l'émission N'ajustez pas votre appareil, qui deviendra Téléservice. «Je dois beaucoup à André Breton, un réalisateur qui détestait la télé. On avait un point commun. On se foutait bien de ce que l'on pensait de nous dans le milieu. Seul le téléspectateur nous intéressait». De plus, Gaëtan produira la série Téléservice. Il en est le père et la réalisera pendant plusieurs années. «On se moquait de Radio-Québec et de nous lorsque nous inventions des émissions de ce genre. Faire de la télé, c'est comme faire de la fumée mais ce qui est fascinant c'est le privilège de communiquer quelque chose d'intelligent et d'utile. Les Indiens ont fait ça bien avant nous avec des couvertures sur de la boucane en causant par la voie des airs».

Il a aussi été le créateur, avec Janette Bertrand, de Parler pour Parler dont il sera également réalisateur et enfin, il fut réalisateur de Droit de parole (1989-91 et 1998-2003) et de Question d'argent (1991-93), pour ne nommer que ces émissions dont on ne compte plus les nominations au Gala des prix Gémeaux ! Sans parler de son implication auprès de la communauté : que ce soit en tant que membre du conseil d'administration de Radio-Québec (1989-92), comme président de la Fédération des réalisateurs du Québec (1989-92) ou en tant que président de l'Association des réalisateurs et des réalisatrices de Télé-Québec (depuis 1995). Sans mentionner, enfin, les occupations antérieures à sa carrière télévisuelle où il aura été chroniqueur spécialisé en aéronautique. Il a appris à piloter des avions et publié des dizaines de reportages dans AVIATION QUÉBEC et AVIATION MAGAZINE. Il a très souvent occupé le siège d'observation (jump seat) des plus gros porteurs aériens, Boeing, Douglas, Airbus, avions militaires, patrouilleur de glace. «J'ai souvent peur de tout, mais je tente souvent le tout». On le retrouve aussi comme journaliste, lecteur de nouvelles à CKVL ainsi que fondateur d'une boîte à chanson : Le Chansonnier. Et j'en passe car de toute façon, Gaëtan sera le premier à vous le dire, en toute modestie : «comme feuille de route, c'est plutôt mince» ...Et vous resterez pantois devant ce brin d'humour !

D'après ses collègues, Gaëtan n'a pas seulement beaucoup d'humour et une multitude de talents, mais il est aussi un être multiple intrinsèquement. Qu'est-ce que cela veut dire ? C'est très simple : cela signifie que Gaëtan est ce qu'il est tout en étant le contraire de ce qu'il est sans toutefois sombrer, vous en conviendrez, dans l'impasse paradoxale ! Un rêveur terre à terre, un poète gestionnaire, un innovateur structuré guidé par une logique floue, un homme d'idées intuitif ayant une capacité de concentration exceptionnelle, un réalisateur organisé dans la confusion, etc... Cette liberté choisie dans la manière d'être et de faire est peut-être le privilège «des individus qui ce sont inventés eux-mêmes et qui demeurent fidèles à leur invention. J'ai peine à me souvenir de ce que j'ai réalisé. Chaque matin, chaque soir, je suis à la fois heureux et insatisfait. Heureux parce que je suis un naïf et insatisfait parce que le lendemain ne viendra pas assez vite pour travailler sur une idée… Heureusement, je m'endors si facilement et si profondément. La confusion, le brouillard ne m'insécurisent pas. C'est là que je suis le plus confortable. Je me débrouillerai bien pour trouver ma route…»

UNE RECONNAISSANCE PARTICULIÈRE
Gaëtan se dirige en studio, au centre des corridors de Télé-Québec, comme s'il cheminait dans les sentiers boisés de son coin de pays : Charlevoix. Loin de se douter qu'il sera l'objet d'une reconnaissance particulière. En effet, en 2003, les membres du conseil d'administration de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision décident de créer une nouvelle catégorie de prix Gémeaux : les Immortels de la télévision. Ces prix sont décernés à des personnalités de la télévision ou à des émissions ayant été primées plus de trois fois, et ce, dans une même catégorie. «On m'as remis un Gémeau dans la catégorie les IMMORTELS pour Téléservice. Voilà le genre de reconnaissance qui appartient à tout Radio-Québec. Je le partage avec ceux et celles qui ont réalisé et travaillé à cette série à un titre ou à un autre. Plus d'une centaine de personnes.» Téléservice n'est maintenant plus seulement ancrée dans nos souvenirs, mais elle l'est aussi au sein de notre patrimoine culturel.

UN VÉRITABLE CHEF D'ORCHESTRE
Les bras sont ouverts, rarement croisés. L'œil voit au loin et près à la fois. Gaëtan habite l'espace comme le vent occupe le ciel ou comme l'archet parcourt le violon en suivant la cadence des notes. L'orchestration des différents matériaux liés à la réalisation suit le rythme intuitif du réalisateur.

D'ailleurs, l'image du chef d'orchestre illustre bien l'ensemble des propos tenus par les acolytes de Gaëtan qui affirment que ce dernier aime le travail d'équipe et sait stimuler ses troupes. Que ce soit à l'étape de la conception, de la planification, de la direction ou de la réalisation, Gaëtan est à l'écoute : de sa propre sensibilité et de celle des autres, cherchant le dépassement, le ton juste, la matérialisation idéale de l'idée. «On aime travailler avec Gaëtan même s'il est exigeant, car il est aussi bienveillant : ouvert aux propositions pertinentes tout en étant généreux de son savoir». Et tout se met en place, s'harmonise, entre les mains du chef d'orchestre. Un chef d'orchestre conscient, cependant, «d'être le résultat des rencontres faites au cours de notre vie.» Et Gaëtan a eu le privilège de rencontrer des gens exceptionnels à qui il doit beaucoup.

 

Mais au risque de vous surprendre, sachez, chers lecteurs et chères lectrices, que rien de l'essentiel concernant Gaëtan n'a encore été écrit ! ... Ici, j'imagine votre moue signifiant que vous n'êtes pas dupes de cette astuce visant assurément à vous incitez à lire le reste de ce portrait qui, soit dit en passant, n'en est pas un. Ici, je vous entends vous interroger :

- Serais-je victime d'un canular ? Un coup parti, je vais bientôt lire que ce Gaëtan Lavoie n'existe pas ! Pis encore, suis-je le sujet d'observation d'une caméra cachée cherchant insidieusement à capter mon désarroi ?

Soyez sans crainte, Télé-Québec n'est pas désespérée au point de produire un reality show mettant en vedette ses employés lisant le Réalisons que... (quoiqu'on imagine aisément l'intensité du suspense !) Mais vous n'étiez pas loin en vous interrogeant sur l'existence de Gaëtan Lavoie... Du moins, dans ce papier. Entre vous et moi, comment voulez-vous qu'avec des mots il soit possible d'exprimer l'essence d'une personne ? L'écriture ne s'apprivoise pas aisément ! ... À moins d'être un écrivain : un capteur d'âmes ! Et à ce sujet, j'ai une histoire à vous raconter.

Le récit se déroule au sein d'un petit village dans Charlevoix. Gaëtan est au primaire. Il vient de se faire punir, mais il n'accepte pas de s'acquitter de sa punition qui consiste à copier des pages du dictionnaire. Il passe donc le reste de la journée à faire le piquet devant un mur de la classe. Le lendemain, il a disparu. Tous le cherchent et s'inquiètent. On le trouve enfin, dans une pièce à débarras pourvue de divers meubles et objets dont une machine à écrire. Gaëtan est en train de rédiger un texte dans lequel il exprime les raisons de son désaccord avec son institutrice ! Cette journée est déterminante pour le jeune garçon qui décide alors de devenir écrivain.

Car Gaëtan est avant tout et essentiellement un écrivain : «L'écriture est une bête que je tente de maîtriser depuis que j'ai treize ans.» Il faut lire son roman Le mensonge de Maillard, ou encore ses contes ou ses nouvelles pour comprendre jusqu'à quel point il sait capter et transcrire avec justesse la psychologie et l'humanité chez ses personnages. Par l'entremise de son écriture imagée et sensible, le lecteur est amené à vivre l'histoire racontée : à s'imprégner de ces multiples univers, microcosmes de notre société, où l'humain et les relations humaines prédominent. Chaque récit est une rencontre avec des personnages vivant des intrigues qui les poussent à se révéler tels qu'ils sont : essentiellement. Tout comme plusieurs émissions sur lesquelles Gaëtan a travaillé, on retrouve, à l'intérieur de ses oeuvres littéraires, cette quête d'une vérité qui transcende celle des apparences. Mais l'auteur est aussi polyvalent que l'homme. Alors ne vous étonnez pas de découvrir, au sein de sa production littéraire, des oeuvres appartenant à divers styles : réalisme, fantaisiste, allégorique, etc... Dans tous les cas, des histoires racontées avec brio et empreintes d'une grande tendresse, non étrangère à la philosophie humaniste.

De plus, à la demande de Jean-Pierre Ronfard, Gaëtan a mis en scène un de ses contes : Les Histoires de la rue de Lorimier, à l'Espace libre. Sa passion pour la mise en scène et la direction d'acteur est indéniable, on le remarque également dans son court métrage : Ne me touchez pas. Ici, le poème de Jean Charlebois prend vie au sein d'un plan séquence d'une grande maîtrise : Prix de poésie en télé décerné par la Communauté des télévisions francophones.

 

Ci-contre : Gaëtan Lavoie et Yvon Bouchard pendant l'enregistrement de la bande sonore des Histoires de la rue de Lorimier.




LA VISION COMME LE COEUR DE LA TÉLÉ

Gaëtan a fait son entrée à Radio-Québec en 1976, dans un contexte où les réalisateurs disposaient peut-être de moyens et de liberté plus considérables qu'en 2003. Époque dynamique de solidarité et d'échanges, où l'audace et le fait de prendre des risques étaient non seulement envisageables, mais vivifiants. Puis l'ère du néolibéralisme et de la globalisation s'est progressivement installée.
Ha ! les années 2000 et la tyrannie des cotes d'écoute ! ... Qu'à cela ne tienne, Télé-Québec résiste et continue d'être elle-même en produisant et/ou en diffusant des émissions de qualité, à contenu, tout en étant attrayantes et créatives.


Les temps de l'enfance, tournés en Charlevoix

Envers et malgré tous les contextes de réalisation, Gaëtan continue également à demeurer fidèle à lui-même. Il travaille présentement à l'écriture et à la réalisation d'une nouvelle série : Les temps de Marcel Dubé.

Une série toute en poésie où la beauté de la lumière, l'esthétique épurée, le jeu précis des comédiens et l'originalité de la forme sont remarquables. Nous avons tous hâte de partager les fruits de cette rencontre entre l'homme de théâtre, qui a marqué l'histoire de la dramaturgie québécoise, et l'écrivain-réalisateur : deux porteurs de visions.

 


Les temps de l'enfance
Gaëtan Lavoie discute avec les acteurs


Les temps de la maladie
Gaëtan dirige ses comédiens

L'image du ciel qui s'étire de tout son bleu investit l'espace de l'amoureux des avions. Quel est le voyage qui mène à la vérité ? L'artiste réalisateur est prêt à décoller. Il ne sait pas où son vol le mènera, mais il y va de façon précise.


ANECDOTE 1 : Allegro
Gaëtan prétend que la meilleure façon d'aller vite est d'aller lentement... Et pourtant ! En 1982, alors qu'il est producteur à Télé-Québec, Serge Chapleau se présente à son bureau et l'informe de son désir de mettre en scène une marionnette : Gérard D Laflaque. À l'époque, Radio-Québec a la réputation d'être une télévision intellectuelle, sérieuse et ennuyeuse. Après Passe-Partout, le public s'éclipse. Pendant la conversation avec Chapleau, tout se met en place très rapidement dans l'esprit de Gaëtan. Gérard D. Laflaque fera son apparition immédiatement après Passe-Partout et il fera la critique de Télé-Québec. L'auto-dérision durera une minute. Et Serge Chapleau de rétorquer, non sans sarcasme : une minute et quart peut-être ! Ce sera La minute et quart de Gérard D. Laflaque ! ... Vous connaissez la suite. Tous ceux qui sont assez grands pour avoir vu les sketchs provocateurs de Gérard D. Laflaque s'en souviennent avec nostalgie comme autant de moments d'audace et de fraîcheur télévisuelle où la langue de bois était proscrite. Et ce fut payant puisque les cotes d'écoute ont alors commencé à grimper joyeusement !

ANECDOTE 2 : Colloque mémorable
Nous sommes en 1988 alors que les membres de la Fédération des réalisateurs du Québec se réunissent pour les fins d'un colloque. Robert Desrosiers demande à Gaëtan de prendre en charge le volet artistique de l'événement. Et c'est alors qu'au sein de cette rencontre professionnelle et très sérieuse s'immisce l'enchantement ! ... Lors d'un atelier de création, les lumières s'éteignent, à l'insu de tous. Des bougies prennent la relève au son de la voix d'un jeune Rimbaud qui lit un poème écrit par Gaëtan. À un autre moment, ce seront les visages d'experts tel Roger Frappier qui prendront une expression de surprise quand Diane Jules, déguisée en Violette de Parler pour parler, interviendra au sein de leurs discussions animées. Enfin, la poésie se manifestera de diverses façons, tout au long de ce colloque mémorable, où on se rappelle également la présence d'une jeune femme distribuant des roses et repartant sans un mot. Un parfum d'imaginaire dans le quotidien aride des colloques.

ANECDOTE 3 : Coup de vent
Nous sommes en 2003, à Québec, où se déroule l'Assemblée générale des réalisateurs et réalisatrices de Télé-Québec. Une rencontre attendue entre les réalisateurs des régions et ceux de Montréal. Un invité de renommé : Jean-Pierre Lefèbvre. Au souper, l'enthousiasme règne. On fait connaissance. La musique accompagne les conversations qui vont bon train. Tous et toutes apprécient l'ambiance de convivialité dans laquelle ils baignent. Puis, soudainement, Gaëtan se lève. Il faut partir. Quitter ce moment de partage à peine éclos pour se rendre au Musée de la Civilisation, entre quatre murs de bétons sans âme, écouter le discours de notre invité. Tous se considèrent choyés par la présence de Jean-Pierre Lefèbvre, là n'est pas la question, mais tous pensaient que son discours officiel aurait lieu le lendemain, en commençant la journée. Devoir quitter sur-le-champ procure une sensation similaire à celle consistant à passer, dans la minute près, d'un concert symphonique envoûtant au rayon de la quincaillerie chez Wall Mart ! La déstabilisation est totale. On se demande ce qui se passe : on se demande surtout : pourquoi ? Mais l'interrogation ne dure pas. Dès que Jean-Pierre Lefebvre commence à parler, en compagnie de Gaëtan, nous sentons qu'il s'agit du bon moment. Cette rencontre, pour qu'elle puisse être ce qu'elle fut, devait avoir lieu à cet instant. Et ce fut unique. Ce fut unique car nous étions en face d'hommes généreux ayant pour leur métier un amour sincère, un grand respect et le désir de transmettre leurs savoirs et leurs expériences.

Retour à la page du 35è Anniversaire

Retour à la page d'accueil

Toujours en mouvement